la dé.remotivation scolaire 5-7 : le levier psychologique

décembre 7, 2020

Les autres y arrivent. Si ton prof demande ça, c’est que tu en es capable ! Non ?

Dans cette contribution, nous verrons un frein pour continuer une tâche…

Déjà, nous resterons cohérents avec nos valeurs. En effet, le positif engendre de l’action, alors que du négatif bloque toute initiative. Donc, reformulons…

Voici ce fameux levier (et non frein) de la motivation nécessaire pour commencer un travail : son état psychologique (au niveau de potentiels troubles d’apprentissages).

Cet article fait partie d’une série de sept thématiques entourant la dé-remotivation. Voici, pour information, la trame générale de ce dossier :

  1. Le sentiment de compétences
  2. La valeur du travail
  3. Le levier cognitif (la connaissance)
  4. Le levier émotionnel
  5. Le levier psychologique (troubles d’apprentissages potentiels)
  6. Le feedback
  7. Le climat social

 

Au-delà des niveaux cognitif et émotionnel, nous trouvons le niveau psychologique.

Tous les enfants sont uniques et particuliers, c’est le principe de singularité. C’est une bonne chose. Ce que le monde scolaire ne comprend pas ou n’arrive pas à gérer, souvent par son incompétence ou ses propres manquements, il appellera cela des troubles d’apprentissages. Nous sommes rudes, mais justes.

Car il s’agit d’un système rigide qui reproche à des apprenants d’avoir besoin d’autres méthodes ou d’autres dispositifs que ceux qui sont rentables et fonctionnels pour la majorité…

Plutôt que de blâmer un trouble, on devrait honorer un « super-pouvoir » ou une opportunité de découvrir d’autres manières d’expliquer, de découvrir et finalement de faire aimer ce qui est appris… Mais tout ceci, c’est une autre histoire…

 

Il est important de distinguer les « difficultés d’apprentissages » et les « troubles d’apprentissages ».

Ce diagnostic ne peut être confirmé, en Belgique, que par un neuropédiatre, sur base de bilans, testings et rapports établis par des professionnel.les sérieux.ses tel.les, par exemple, des logopèdes. Ceci en tenant compte de la persistance de difficultés (sur deux années) et le bon suivi (régulier et adapté selon le profil des difficultés). Il s’agit de rester rigoureux, consciencieux et actifs e, tant que parents.

Donc, sans ce diagnostic médical du neuropédiatre, il ne s’agira que de suspicions de troubles sur base des observations des difficultés d’apprentissages. Les enseignants peuvent bien évidemment proposer des bilans et testings, dans le bien de l’enfant.

Il convient d’établir auprès d’expert.es certifié.es et diplômé.es (logopède, neuro-psy, pédo-psy ou autres) les constats les plus précis possibles, en tenant compte du bon moment par rapport au stade de maturité de l’enfant.

Se rendre compte de la réalité mentale, neuronale, psycho-affective, etc. ne peut qu’apporter des pistes de prises en charges adaptées à cet.te enfant viant des « difficultés d’apprentissages ».

 

Donc, après tout ce protocole décrit ci-dessus, dans le monde dans lequel nous vivons, un.e enfant qui présente des « troubles de l’apprentissages » devra dès lors (légalement) disposer d’un accompagnement adapté et d’un plan individualisé d’apprentissages, débouchant sur des pistes d’aménagements et dispositifs appropriés.

 

D’autres notions, qui mériteraient des articles à part entière, peuvent compléter notre présent sujet. Nous pensons, entre autres, au sentiment de compétence et à l’estime de soi ainsi qu’aux dangers de la comparaison sociale avec d’autres élèves ou membres de la famille. Comme déjà énoncé plus haut, chaque enfant est particulier, singulier et unique. C’est une richesse et une complémentarité.

 

Aussi, il est possible que l’analyse de la tâche demandée, à la lumière des leviers abordés, ne soit tout simplement et réellement pas motivante. L’admettre est déjà la fin du problème et envisager une autre tâche vraiment motivante l’amorce d’une solution. L’obstination est une qualité quand elle ne devient pas de l’entêtement. Ceci se confirme lorsqu’un parent arrive à lâcher prise et rentrer en phase avec son enfant, son jeune. Ce n’est pas abandonner en tant qu’adulte, il s’agit d’être sage et cohérent dans la relation éducative, positive et constructive en jeu.

 

Ce modeste article n’aura pas la prétention d’avoir développé exhaustivement le sujet de la motivation en plein travail. Il s’agit de reprendre ce qui convient à votre situation et de l’adapter selon votre réalité.

Bonnes lectures et investigations complémentaires…

Notons, que le suivi de formations spécifiques ou encore l’accompagnement de professionnels (psychologue, coach, médiateur.trice, etc.) vis-à-vis de cette thématique peuvent s’avérer nécessaires. Attention cependant aux incompétents, charlatans et escrocs dans ces domaines aussi importants que sensibles.

 

Si dès à présent, les aspects abordés deviennent des balises et des critères de réussite dans la gestion adéquate de la motivation au milieu d’un travail, nous aurons atteint un noble objectif.

 

Par Gregory Manuel RAMIS

Enseignant, psychopédagogue, coach et conférencier

 

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