préambule : ce n’est pas un résumé du livre. Le but de cette page est de donner un retour sur ma lecture afin que vous puissiez décider de le lire à votre tour, ou pas.
Sur la forme, j’ai ressenti deux styles différents d’écriture. Certains passages étaient difficiles à comprendre, d’autres passages étaient fluides et agréables à la lecture. Plusieurs causes possibles :
- problème de traduction
- trop de références au contexte politique, géographique et social de l’époque (50ans déjà, référence aux Etats-Unis et aux pays d’Amérique latine) que je ne comprends pas. il cite notamment certaines personnes que je ne connaissais pas,
- l’auteur a étudié plusieurs domaines (philosophie, théologie, alchimie (?) ) principalement liés au catholicisme et ce sont des domaines qui me sont étrangers.
Sur le fond, Ivan Illich est clair dès le début : il est pour une déscolarisation de la société. il est contre les institutions étatiques. L’école, sous couvert d’éducation, est l’institution la plus puissante dans le monde. Personne ne peut y échapper. C’est le nouveau dogme. De plus, l’école accentue les inégalités sociales, au lieu de les résorber.
Des budgets énormes lui sont consacrés, sans succès. La situation empire même, et la seule solution qu’on a trouvé est d’augmenter le financement.
L’auteur propose de remplacer le système scolaire obligatoire par le développement de plateformes de rencontre où les citoyens pourraient partager leurs connaissances.
Ce qui est remarquable, c’est qu’il propose déjà à cette époque un système de rencontre et d’échange proche du fonctionnement de certains forums spécialisés sur internet.
La dernière partie du livre est plutôt basée sur une critique plus générale de la société industrielle et du mode de vie basé sur la consommation.
Conclusion :
L’auteur est un fervent opposant au système scolaire obligatoire. J’ai ressenti qu’il ne voulait pas être uniquement catégorisé comme un “anti” et a donc développé une proposition de remplacement. Ce qu’il propose me semble pourtant très utopique, surtout qu’en 50 ans, les dérives qu’il décrit ont empiré. De plus, Ivan Illich semble avoir foi en l’humain. Je recommande la lecture de ce livre même s’il date. Peut-être y a-t-il des livres plus récents sur le sujet? En tout cas, la déscolarisation est un sujet qui doit avoir une place plus importante dans notre réflexion selon moi.



