La convivialité d’Ivan Illich

la-convivialité

mai 27, 2020

 

La version que j’ai lue est la première édition du livre en 1972. Des éditions plus récentes contiennent probablement de meilleures traductions.
Dans ce livre, Ivan Illich continue de développer sa pensée concernant la société moderne[1].

Il y développe notamment le concept de “monopole radical” : lorsqu’un outil devient trop imposant, il asservit l’Homme et devient ainsi contre-productif.
Exemples :
– la voiture qui est censée faire gagner du temps mais dont le coût pour l’individu et pour la société est tel que la voiture consomme plus de temps qu’elle n’en fait gagner.
– l’école est censé éduquer les enfants mais a fait entrer la société dans un système de diplômes et de spécialisations qui a limité la connaissance.
– la médecine n’est pratiquée que par du personnel qualifié et la population est devenue totalement passive dans ce domaine (nous ne sommes plus acteurs de notre santé).

Pour Illich, un outil convivial est un outil qui ne dépasse pas sa fonction et qui sert l’Homme sans l’asservir. Il prône le fait que la société puisse limiter le développement d’un outil et que l’on continue le progrès d’outils qui servent l’Homme.

Il s’agit ici d’un texte philosophique (loin d’être ma spécialité). J’ai du relire de nombreux paragraphes et je n’ai pas toujours compris où voulait en venir l’auteur. Pourtant, cette lecture m’a semblé d’un grand intérêt sachant que ce livre a été écrit il y a 50 ans et est toujours d’actualité. Par contre, je fais le même constat que pour son livre “une société sans école” : Ce qu’il propose me semble très utopique, surtout qu’en 50 ans, les dérives qu’il décrit ont empiré.
Ce livre pousse à une importante remise en question.

[1] voir mon avis sur son livre “une société sans école”

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